Découvrir les charmes d'Escamps
d'Ascans à Escamps
Escamps (Ascans en occitan) est une commune française implantée dans le sud du département du Lot, en région Occitanie. Elle appartient à la communauté de communes du pays de Lalbenque-Limogne et du canton des Marches du Quercy.
Ce village rural compte 216 habitants en 2024, après avoir connu un pic de population de 545 habitants en 1806. Ses habitants sont appelés les Escampsois ou Escampsoises.
Escamps se situe dans le Quercy, entre Lalbenque et Limogne-en-Quercy à 22 km de Cahors et à 35 km de Villefranche-de-Rouergue, et est intégré dans le parc naturel régional des Causses du Quercy, qui a obtenu depuis 2017 le label de géoparc mondial Unesco, Escamps possède un patrimoine naturel remarquable et un espace protégé (la réserve naturelle nationale d'intérêt géologique du département du Lot). Outre ses formidables espaces naturels, Escamps bénéficie aussi d’une situation exceptionnelle à proximité de l’autoroute A20 qui relie Brive à Montauban et Toulouse. Depuis Escamps, on rejoint la gare de Cahors en 30 minutes, celle de Montauban en 40 minutes, l’aéroport de Toulouse Blagnac en 1h15. Escamps est une commune protégée et préservée mais très accessible.
Comme tous les villages avoisinants, la commune compte de nombreux hameaux : Pech de Cheval, Mas de Lavergne, Mas de Fraysse, la Caloussade, les Rosières, Mas de Soulié, Mas d'Assoul, Mas de Bigorre, Nouelle, la Placette, Mas de Rebelou, Piepalat, Colombier, les Bouygues, les Crouzettes, Combe noble, le Camp Viel, le Barat de Bouziès, etc.
Dans chacun de ces hameaux, l’habitat y est dispersé dans un environnement vallonné recouvert de forêts de petits chênes truffiers, de zones agricoles dont des exploitations trufficoles et de quelques prairies.
Source : wikipedia
Patrimoine et poésie ....
Au sud du Parc naturel régional des causses du Quercy, entre le Rouergue et la vallée du Lot, Escamps entoure une vaste doline avec en contrebas un petit lac, un vieux lavoir et quelques arbres. Le village s’élève droit devant lorsque l’on vient de l’ouest par la route de Lalbenque. La vue est un peu similaire, sous un autre angle, en arrivant par Bach ou par Cremps. Au-delà du bourg la commune s’éparpille en multiples hameaux et lieux-dits aux noms singuliers, Lavergne, la Placette, le Mas de Rébélou, le Mas de Soulié, le Mas de Fraysse, le Perquil, les Crouzettes, Piedpalat, le Guirounès…
C’est le causse, il y a des pierres et des murets partout, au bord des routes, le long des chemins, autour des champs. Mais c’est moins pour délimiter les parcelles que pour dégager les cultures qu’ils ont été bâtis pierre par pierre, génération après génération. Ici ou là, une gariotte témoigne encore du travail des hommes et du temps.
Vers l’est, sur une des hauteurs de la commune, se dresse depuis plus de cinq siècles le très beau manoir des Rozières dont les domaines s’étendaient à l’origine jusqu’à Couanac.
En venant de Vaylats, une des toutes premières maisons est caractéristique des constructions quercynoises avec son escalier, les colonnades de la terrasse surmontant les voûtes de la cave et des lucarnes sur le toit.
Au cœur du village, plusieurs maisons de la place du Capilié sont ornées de petites sculptures aux murs ou au linteau des portes. L’une représente sur un écusson un reptile stylisé, en forme de S barré de lignes verticales. Ailleurs, érodé à présent, c’est un petit personnage qui a été sculpté, un enfant peut-être. De l’autre côté de la rue, mais toujours sur la place, deux soleils ornent des linteaux. L’un superbe, flamboyant et à visage humain. L’autre plus sommaire et surmontant une date, 1790, entrecoupée de deux petits cœurs et l’on voudrait penser que, deux siècles plus tard, ces deux-là s’aiment toujours, comme la pierre en témoigne.
Quelques pas plus loin le château de la Roze semble abandonné, avec sa tour, ses granges et les dépendances. Voici longtemps que l’ancien prieuré n’est plus habité par quiconque sauf parfois par la chouette, un renard ou quelque chat perdu.
Les nuits d’Escamps sont aussi belles que les jours. Des nuits profondes au ciel limpide, avec son immensité infinie, ces millions d’étoiles au-dessus de nos têtes. Des nuits claires, quand les murs, les champs et les arbres accrochent la lumière de la lune et que l’on voit presqu’aussi bien que le jour durant.
Au sud et vers l’ouest le GR 65 qui mène à Compostelle longe le territoire de la commune, entre les bois du Grézal et le lieu-dit de Nouelle. C’est un joli tronçon, régulièrement entretenu et dont les murs s’ornent ici ou là d’une fresque de land-art. D’autres sentiers balisés permettent aussi de randonner autour du village, en direction de Concots, de Cremps ou bien au-delà.
Outre le petit lac et ses vieux lavoirs papillon, plusieurs puits, deux sompes et une fontaine ont longtemps permis d’abreuver les champs qui les entourent, les animaux et les humains. On y menait boire les bêtes. On y lavait la laine et le linge. En fin de journée on descendait à la fontaine remplir les cruches. La corvée était généralement assurée par les femmes et par les enfants. C’était l’occasion de jouer un instant et d’échanger quelque nouvelle. Un seul cours d’eau, la Valse, du moins son lit, traverse les terres et les bois village. Elle ne coule guère qu’une fois l’an, aux fortes pluies, mais elles sont rares. En bas au Grézal, sur le tracé du GR, deux blocs de pierre permettent de la franchir, lorsque c’est vraiment nécessaire. Ensuite elle disparait pour resurgir l’année suivante. Ou celle d’après
Habité depuis des siècles, le village a compté jusqu’à plus de cinq cents habitants. Au siècle dernier, plusieurs commerces étaient ouverts, deux épiceries - dont une faisait aussi café et débit de tabac, une boulangerie, un marchand de fruits et légumes, une pompe à essence, une forge et même un garage. A présent le village se repeuple. On rénove, on aménage. Des anciens reviennent, des nouveaux s’installent. L’ancienne mairie accueille à présent une bibliothèque et la nouvelle, ainsi qu’un café-restaurant et qu’une salle des fêtes, occupent les locaux longtemps désaffectés de la petite école.
Au printemps le causse revit. Les champs, les chemins, les couleurs sont magnifiques. Le vert est tendre dans les prés. La morille se cache au Guirounès. Le muguet fleurit dans les bois du côté de Cremps. A Noël c’est la truffe qui est mûre. Une singularité veut que du sol le plus ingrat on tire le fruit le plus précieux. Aux chaudes journées d’été on profite du frais apporté par le soir. On fait la fête. On traîne un peu sur les terrasses et sous les treilles. Les nuits sont belles. Dans le ciel très pur du sud-ouest la voie lactée déploie sa lumineuse traîne d’étoiles.
Quelle que soit la saison, aujourd’hui comme avant, en son centre ou ailleurs, Escamps a le charme discret des histoires qui durent…..
Texte et photos : Mr Ruhaud
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L'église St Léonard
Le promeneur d'Escamps voit sur la place publique une église assez élégante, relativement grande, mais décevante par son caractère récent, en effet elle date de 1864 pour le début des travaux et 1866 pour la fin de ceux-ci. L'ancienne église datait de 1540 et à partir des années1850 son état se dégradant de plus en plus et après des années de discussion, sa reconstruction fut enfin délibérée en conseil municipal.
La construction commence en 1864 et pose déjà de sérieux problèmes : “Le curé Tréneule aurait dit au bâtisseur que l'église s'écroulerait dans deux jours, et effectivement, les maçons durent reconstruire une partie de ce qu'ils avaient déjà bâti”.
C'est en 1866 que le procès verbal de réception des travaux est signé, avec augmentation des coûts pour des travaux imprévus et au vu que l'église parait solide et attendu que depuis sa réception rien n'a menacé.
La question de l'écroulement se posait donc encore, depuis cette époque l'église a tenu mais elle a bougé et des barres de fer ont été fixées.
L'intérieur de l'église est entièrement décorée de peintures murales qui en soulignent l'architecture et qui sont restées dans leur état d'origine.
extrait de l'ouvrage de Mr JC Portal (d'Ascans à Escamps - 2020)
Photos Mme D.Foston
Le projet de sculptures "Mon Village, mon Fossile" a été initié en 2022 par le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy en collaboration avec la Réserve Naturelle d'Intérêt Géologique du Lot et les sept communes associées à ce projet ; Bach, Concots, Crégols, Escamps, Larnagol, Limogne-en-Quercy et Vaylats afin de permettre aux habitants et aux visiteurs de s'approprier le riche patrimoine paléontologique du Territoire.
C'est en effet sur ces sept communes qu'ont été trouvés des fossiles de différents animaux ayant existé il y a bien longtemps. Sur Escamps 4 fossiles ont été découverts ; un lézard, une chauve-souris et deux oiseaux distincts.
C'est un des deux oiseaux qui a été choisi par les Escampsois pour représenter l'animal fossile emblématique du village : Le "Palaeotodus escampiensis", oiseau d’environ 10 cm et ressemblant aux actuels Todiers, il vivait autrefois dans les forêts tropicales qui couvraient le sol d’Escamps à l’ère tertaire.
Enfin la réalisation des œuvres été confiée au sculpteur Patrick Médéric, installé à Bouziès.
“Connaissez-vous la Grande Sompe d'Escamps ? C'est un endroit réunissant plusieurs éléments de la vie locale d'autrefois : mare, lavoir, puits et abreuvoir. J'ai choisi ce lieu pour m'y abreuver, et pour me trouver suivez la route de la Caloussade (vers Cremps) et approchez vous de la Sompe…….”
Bien plus modeste que le site des Phosphatières du Cloup d'Aural de Bach, le site des Phosphatières d'Escamps appelé Les Tempories, est également un lieu à découvrir.
Dans ces lieux, comme à Bach, commune voisine, ont été découverts des fossiles vieux de plusieurs millénaires qui nous racontent la riche biodiversité préhistorique. C'est aussi un témoignage d'un passé plus récent, celui d'une intense vie économique, sociale et laborieuse qu’était l’extraction du phosphate dans ces mines à ciel ouvert il y a près d’un siècle et demi. La rénovation de la cabane des ouvriers et la sécurisation des lieux pour permettre un accès libre aux visiteurs redonne vie à cette période de notre histoire.
Ce projet de revalorisation de ce lieu chargé d'histoire a été initié par le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy en collaboration avec la Communauté de Commune du Pays de Lalbenque Limogne, il marque non seulement la préservation d'un patrimoine historique, mais aussi la reconnaissance du travail et de la vie de ceux qui ont façonné ce territoire.